Cinéma : Passengers, coquille creuse dans le vide sidéral

C'est l'un des derniers blockbusters de 2016 : Passengers, de Morten Tyldum, plonge Chris Pratt et Jennifer Lawrence dans un étrange vaisseau rejoignant une colonie sur une autre planète. Ils sont seuls, mais c'est le spectateur qui s'ennuie ferme.

06/01/2017 à 20:15 par david.leduc

©Sony Pictures Releasing France
©Sony Pictures Releasing France

Le film

Le réalisateur norvégien Morten Tyldum, fort d’une nomination aux Oscars 2014 pour Imitation Game, avec Benedict Cumberbatch, revient avec un second film anglophone, Passengers, en 2016. Son premier long-métrage de science-fiction est porté par les bankables Jennifer Lawrence (Happiness Therapy, X-Men) et Chris Pratt (Les Gardiens de la Galaxie, Jurassic World). Ils y jouent deux passagers d’un vaisseau spatial faisant route pour une lointaine planète colonisée, peuplé de 5,000 passagers en hibernation, le voyage durant… 120 ans. Le problème ? Ils se réveillent avec 90 ans d’avance…

La critique

Les amoureux de science-fiction n’auront pas oublié la sortie en salle récente de Premier Contact, excellent essai de Denis Villeneuve qui réussit à se démarquer par sa photographie admirable et une intrigue métaphysique souvent à contre-pied des standards du genre. Soit tout l’opposé de Passengers… Sur la forme comme sur le fond, Passengers semble vouloir aller dans plusieurs directions et se perd en chemin : est-ce une romance dans l’espace, un thriller teinté d’action ? Le récit s’enchaîne mécaniquement, va parfois en contradiction totale avec le synopsis de départ, et les incohérences se multiplient au fur et à mesure de ces deux heures d’ennui profond.

Le projet ne manquait pas de bonnes idées pourtant : le film aurait pu évoquer la question de la solitude des protagonistes, et de la raison pour laquelle ils sont réveillés, eux, et pas les autres passagers. Leur seule relation ? Le barman androïde, Arthur (Michael Sheen). Il tient une place centrale dans l’intrigue et sa fascination pour le duo et les humains aurait gagné à être creusée… D’autant que la performance de Michael Sheen était louable.

Passengers avait matière à devenir un film de genre efficace, mais se perd complètement en chemin et restera comme un film d’un profond académisme, cousu de fil blanc, loin, très loin, des œuvres de Kubrick auxquelles le réalisateur fait des références appuyées (Shining, 2001, l’Odyssée de l’Espace).

David LEDUC

@DavidAdao

Passengers, de Morten Tyldum, avec Jennifer Lawrence et Chris Pratt. Actuellement en salles. *

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