Article du 27/03/2008 à 18:12
Retour sur l'entre deux tours des élections cantonales : un scrutin ouvert
Jean-Jacques Hyest, président du groupe USM.
Dimanche 16 mars, c'était le second tour. Vincent Eblé (PS) et Jean-Jacques Hyest (UMP) avaient alors appelé à la mobilisation des électeurs seine-et-marnais.

Sur les vingt cantons seine-et-marnais à renouveler, treize ne devaient connaître leur nouveau conseiller général que le dimanche 16 mars, à l'issue du second tour. Pour les ténors des deux partis qui restaient en course, le sénateur Jean-Jacques Hyest pour la droite départementale et le président du Conseil général Vincent Eblé pour la gauche rassemblée, l'heure, entre les deux tours était au bilan (provisoire) et à la mobilisation (définitive).

Vincent Eblé n'était pas mécontent des résultats du premier tour : « Avec 4 élus pour 8 sortants, je suis satisfait. » Et ce d'autant plus qu'il faisait aussi la comparaison avec le score de la droite qui « n'a obtenu que trois élus sur douze sortants ». Au passage, il égratignait la stratégie retenue par l'USM (Union pour Seine-et-Marne) : « Là où la droite n'a pas accordé son investiture, elle s'est trompée totalement. Les sortants gagnent par rapport à ceux qui ont été investis. » En ligne de mire du président Eblé : les cantons de Fontainebleau où Frédéric Valletoux était le candidat UMP du 1er tour, opposé au conseiller général sortant Jean-François Robinet, et de Donnemarie-Dontilly où Roger Denormandie, candidat UMP, était face à Jacques Ballot, conseiller général sortant. Dans ces deux cas, les conseillers généraux sortants avaient recueilli  au premier tour davantage de suffrages que les candidats estampillés UMP : 30,98 % pour Jean-François Robinet et 26,09 % pour Frédéric Valletoux ; 29,66 % pour Jacques Ballot et 26,98 % pour Roger Denormandie.

"Des résultats encourageants"

Du côté de Jean-Jacques Hyest, les résultats du premier tour étaient jugés « encourageants ». Sa lecture de la situation n'était bien évidemment pas la même que celle de l'élu socialiste. « La droite a défendu au premier tour l'ensemble de ses positions dans le département, écrivait, dans un communiqué, le président de l'USM*. Unie dans son ensemble sous la bannière UMP, tout en respectant les expressions locales là où elles sont apparues comme à Fontainebleau ou Donnemarie, la droite départementale a obtenu l'élection de certains de ses candidats dès le premier tour. Elle obtient des résultats très encourageants dans de nombreux autres cantons. » Il avait également listé des candidats « proches de l'exécutif socialiste du Conseil général mis en sérieuse difficulté » lors des élections municipales. « C'est le cas notamment du précédent directeur de cabinet au Mée-sur-Seine (ndlr : Jean-Pierre Guérin dont la liste est arrivée en 2nde position), et de deux vice-présidents à Vaires-sur-Marne (ndlr : Danièle Querci dont la liste a recueilli 40,5 %) et Vert-Saint-Denis (ndlr : Gérard Bernheim dont la liste est en tête, mais qui n'a pas franchi la barre du 1er tour). »

Ballottages favorables

Pour le second tour, chacun des chefs de file avait fait ses comptes. Des ballotages étaient favorables à chaque camp : pour la gauche, Jean-Louis Mouton à Savigny-le-Temple, André Aubert à Brie-Comte-Robert, Lydie Autreux à Chelles, ; pour la droite, Laurence Picard à Coulommiers, Paule Noury à Nangis, Christian Frot à Lorrez-le-Bocage et Dominique Satiat à Bray-sur-Seine ; ce à quoi il convenait de rajouter les cantons de Fontainebleau et Donnemarie-Dontilly, dont les candidats investis par l'UMP au premier tour s'étaient désistés en faveur des conseillers généraux sortants de droite. Par ailleurs, Vincent Eblé estimait la « situation très ouverte » avec de « bons résultats face à une UMP bien implantée ». Ainsi en était-il du duel le plus incertain, à Perthes-en-Gâtinais, où Lionel Walker ne devançait Jean-Claude Mignon (UMP) que de 282 voix.

Il était un terrain où les deux hommes s'accordaient : l'inconnue de la mobilisation des électeurs au second tour. « Je ne considère pas que le scrutin du second tour réponde à une simple arithmétique, précise Vincent Eblé. Il existe des éléments dynamiques qui peuvent évoluer par rapport aux municipales là où on a conclu au 1er tour et qui peuvent créer des surprises au 2nd tour, en raison de déperditions. Tout est ouvert. Il ne faut pas baisser la garde. J'appelle à la mobilisation, au second tour, de l'ensemble des électeurs qui ne doivent pas se désintéresser de ce scrutin : il concerne la vie quotidienne de chacun. »

Jean-Jacques Hyest lançait le même appel : « Il appartient désormais aux électrices et aux électeurs de Seine-et-Marne concernés par le second tour de se mobiliser. Je leur rappelle qu'il leur appartient, et à eux seuls, de faire qu'une nouvelle majorité soit donnée au Conseil général. C'est pourquoi, nous comptons sur leur mobilisation. »

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