Rebais : les écoles ne sont pas vides en été !

Martine Raton et Karine Lesueur travaillent toute l'année à l'école maternelle de Rebais. En juillet, un grand ménage s'impose !
Alors que les enfants sont en vacances, des petites mains s'affairent pour entretenir les écoles. Rencontres avec ceux qui travaillent dans l'ombre.
Depuis la fin des classes, les écoles maternelle et primaire de Rebais sont loin d'être endormies ! Même si les couloirs sont vides et peu bruyants, quelques éclats de rires résonnent encore et on peut y croiser des agents municipaux. Le centre de loisirs s'y est installé pour juillet et août, et les agents municipaux et ATSEM (agents territoriaux spécialisés des école maternelles) profitent des vacances des enfants pour s'atteler à l'entretien des bâtiments.
« Nous faisons des travaux à chaque vacances, pas seulement pendant l'été », souligne Frédéric Bonnet, responsable du service technique de la ville de Rebais. Les deux mois estivaux sont en général l'occasion de faire un petit état des lieux dans les écoles, et de planifier d'éventuels travaux. « Il y a une multitude de petites choses à faire, comme poncer et vernir certains bureaux à l'école maternelle, refaire des peintures..., explique Frédéric Bonnet. Avant la rentrée, nous allons certainement changer la toiture du parc à vélos dans la cour de l'école maternelle. »
Dans cette école, qui fait face à la caserne de pompiers, seul le hall d'entrée et la salle d'activité sont investis par le centre de loisirs. Les trois ATSEM, qui travaillent toute l'année auprès des enfants et des maîtresses, ont donc quartier libre pour faire du tri dans les salles de classe. « Moi, je suis chargée de nettoyer une des quatre classes, la bibliothèque, la cuisine et les deux réserves, explique Karine Lesueur, depuis cinq ans en poste à l'école maternelle de Rebais. Je vérifie l'état des jeux. Je les nettoie, de même avec le mobilier, je fais la poussière et de nombreuses lessives, pour finir par les vitres et le sol. » En tout, il aura fallu quinze jours à Karine Lesueur pour nettoyer de fond en comble sa classe. « Mais nous nous entraidons », souligne la jeune femme.
Un peu de nostalgie
Dessins, collages... Beaucoup de projets réalisés pendant l'année avec les enfants finissent... à la poubelle. Un moment difficile à passer ? « Pas forcément, répond Martine Raton, ATSEM depuis quinze ans à l'école maternelle de Rebais. Le calme nous fait du bien et il faut savoir faire du vide de temps en temps pour pouvoir tout recommencer à la rentrée. » Sa collègue, Karine Lesueur, avoue tout de même : « Je suis nostalgique, cela faisait six ans que je travaillais avec Annie Lillul, institutrice des petits et des moyens. Elle vient de partir à la retraite, nous étions très complices... »
A quelques mètres de là, l'école primaire, où les enfants du centre de loisirs sont plus nombreux. Les travaux seront aussi plus conséquants, « car l'école est plus ancienne », note Frédéric Bonnet. « Ici, nous faisons des travaux de remise aux normes électriques tous les étés, sur les prises en particulier. » Pour certains travaux plus délicats, les vacances de Noël sont plus propices : le centre de loisirs est fermé, et les agents n'ont pas à craindre pour la sécurité des enfants, même s'ils n'occupent qu'une classe, la cuisine, la salle de musique et la cour de l'école primaire.
« Cette année, peut-être aurons-nous le temps de repeindre un des bureaux », projette Frédéric Bonnet. Car les agents municipaux sont aussi en pleine préparation des décors pour le festival Tradition et Terroir, le 22 août prochain, et les espaces verts demandent aussi beaucoup d'attention. « Nous ferons ce que nous pourrons, en jonglant avec les congés des uns et des autres », promet le responsable du service technique.
Le 13 août, les deux écoles seront vraiment vides, le centre de loisirs fermant à cette date. Quelques finitions seront alors réalisées et l'école pourra s'endormir jusqu'à la rentrée des classes, le jeudi 2 septembre. Les enfants retrouveront alors une école toute propre, qui les attendra, sans avoir pris une ride !
Article rédigé par :
Amandine Auroux