Article du 29/07/2010 à 10:00
Immobilier à Tournan : la demande est toujours forte
Malgré la construction de nombreux logements ces 4 dernières années, la demande reste plus importante que l'offre. Point sur le marché immobilier local.

La Mare à Dieu, la Résidence d'Armainvilliers, Les Jardins de Mathilde, La Résidence du chalet : voilà les noms des nouvelles constructions qui ont vu le jour à Tournan-en-Brie, ces 4 dernières années. Et cela continue puisque 24 appartements et 8 maisons sont en cours d'édification rue de Paris, à l'emplacement des anciens établissements Fériaud. Visiblement, le marché tournanais de l'immobilier ne connaît pas vraiment la crise. Car si certains programmes ont du mal à trouver preneur, ce n'est pas le cas à Tournan. Preuve de la bonne santé du marché tournanais : la ville de 8.000 habitants accueillent pas moins de 9 agences.
Les 12 appartements de la Résidence du Chalet, dernier programme immobilier à avoir vu le jour, à l'angle des rue de Paris et de la Scierie, se sont ainsi « très très bien vendus », affirme Manuel Santacreu, responsable de l'agence gretzoise qui a commercialisé ce programme. « On a eu des difficultés à vendre sur plan, nuance-t-il. Les gens sont devenus prudents. Mais dès qu'on a posé les premiers parpaings, c'est parti très rapidement. »

Un point de vue que partagent ses homologues tournanais, comme Daniel Saraiva. « On a énormément de demandes sur Tournan, assure ce manager de l'agence Century 21. Tournan est une ville calme où il y a tout : le RER, les établissements scolaires jusqu'au lycée, une clinique... »

Mais même si la demande est plus importante que l'offre, les biens trop chers ne se vendent pas. Une conséquence plutôt salutaire de la crise économique. « Nous avons peu de stock mais l'offre n'est pas toujours cohérante par rapport à la demande », constate ainsi Nicolas Lippo, de l'agence Logimédia. « Quand ça reste, c'est que c'est trop cher », renchérit Mirko Barac. « La crise de l'immobilier est un peu derrière nous, note de son côté Manuel Santacreu. On est reparti, entre guillemets, sur des petits prix, entre 300.000 à 350.000 euros. En revanche, pour ce qui est plus cher, c'est super calme. »

 Ces agents immobiliers voient donc plutôt d'un bon oeil la construction de ces nouveaux logements. Et ils ne se font aucun souci : ils trouveront facilement des amateurs. Le seul souci, pour Mirko Barac, est que toutes ces nouvelles constructions finissent par « plomber le marché de l'ancien ».

Pénurie de terrains

Mais qui sont ces acheteurs qui souhaitent s'installer à Tournan ? Evidemment, il y a des investisseurs, qui achètent dans le but de louer ensuite. Des investisseurs plus nombreux depuis l'instauration de la loi Scellier qui défiscalise l'investissement dans la pierre. Ils représentent environ la moitié des acheteurs. L'autre moitié est composée de particuliers qui se divisent eux-mêmes en deux catégories : les personnes qui viennent de la proche banlieue parisienne (Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis) et celles qui habitaient le canton, voire Tournan même.  « Il existe un micro-marché à Tournan car les gens s'y plaisent », souligne Daniel Saraiva.
S'agissant des personnes qui viennent de la banlieue parisienne, elles ont toutes plus ou moins le même profil : celui du jeune couple qui attend un enfant et qui souhaite trouver un logement plus grand. Généralement en location, ils en profitent pour acheter en cherchant un secteur où les prix sont plus accessibles. « Le prix d'une maison ici, c'est le prix d'un deux-pièces à Vincennes », remarque ainsi le manager de Century 21. S'agissant des personnes qui habitent déjà le canton, ce sont souvent des personnes déjà propriétaires d'un appartement et qui souhaitent acquérir une maison.

En fait, le problème qui se pose aujourd'hui à Tournan est celui du manque de place. « Un terrain aujourd'hui est une denrée rare », constate Daniel Saraiva. Une pénurie qui devrait donc finir par freiner l'urbanisation croissante de la ville.



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