Conseil municipal du jeudi 10 février à Coulommiers : le budget est voté

Pascal Fournier, adjoint aux finances, a présenté le budget principal pour 2011. Un budget en baisse de 1,4% par rapport à l'année précédente.
Grâce au dernier conseil, on y voit désormais plus clair sur les futurs investissements de la ville, ainsi que sur ses recettes. Explications.
Jeudi 10 février, 19h et des poussières dans la salle des mariages de l'Hôtel de Ville. Franck Riester fait l'appel. Ce soir, c'est conseil municipal : « Monsieur Fournier ? » « Présent... », répond l'élu. « Il y a intérêt ! », enchaîne le député-maire. Et pour cause, ce soir, les conseillers municipaux sont réunis pour adopter le budget 2011, ce qui est loin d'être une mince affaire. On voit donc mal comment l'assemblée pourrait se passer de Pascal Fournier, adjoint aux finances.
Premier budget primitif voté : celui de la régie de l'office de tourisme. Il est arrêté à la somme de 116.700 euros (-3% par rapport à 2010) et la participation de la ville à 98.329,84 euros (-3%) « Cette diminution s'explique par le non-rachat, cette année, d'objets publicitaires », souligne Véronique Maassen, adjointe à la culture, au patrimoine et au tourisme.
Le budget de la régie du service cuturel, lui, est arrêté à la somme de 445.410,23 euros. Une somme non négligeable due au coût important engendré par l'organisation des spectacles (près de 368.000 euros).
Vidéo-surveillance :un projet de 600.000 euros
La question de la vidéo-surveillance, dont le projet est estimé à 600.000 euros, revient sur la table. Une question qui agace le groupe des Socialistes et citoyens de gauche. Sans surprise, ses membres sont montés au créneau, d'abord par l'intermédiaire d'Aude Canale. « Vous nous faites avaler une couleuvre en nous faisant croire que Coulommiers a besoin de ce système », lâche l'élue. Franck Riester répond en affirmant que « le système a fait ses preuves dans d'autres villes et qu'il permet d'améliorer le taux d'élucidation ». L'opposition n'est pas convaincue. Bien loin de là..
Finalement, le conseil municipal adopte la demande de subvention auprès du fonds interministériel de la prévention de la délinquance. Ce dernier pourrait donc subventionner jusqu'à 50% de la mise en place du système. A noter qu'une réunion publique sera organisée en mars prochain sur ce sujet.
Neige : la municipalité a tiré les enseignements
Lors du dernier conseil municipal du 13 décembre, Franck Riester avait insisté sur les difficultés rencontrées à Coulommiers suite aux importantes chutes de neige : « Il faudra que, dans les mois qui viennent, nous réfléchissions afin d'être plus réactifs. » Deux mois après les événements, la neige est toujours dans les esprits. Et la mairie devrait procéder à l'achat de nouveau matériel : des pneus neige pour les véhicules d'intervention (police municipale, services techniques et astreintes), une saleuse d'un mètre cube (coût : 17.000 euros), une lame de déneigement pour le tracteur de la voirie sur le chargeur et une lame de déneigement d'un mètre cinquante pour un tracteur des espaces verts. Dix bacs de stockage de sel devraient être achetés pour 5.200 e et du matériel de déneigement (épandeur à sel, racloir, pelle) également; cette fois pour 3.500 e.
Au total, le conseil municipal a décidé d'arrêter le budget principal 2011 à la somme de 29.298.920,85 euros, soit une diminution de 1,4% par rapport celui de l'année passée. Sur ces 29 millions, près de onze seront consacrés à l'investissement (-1,4% par rapport à 2010) et les quelques 18 millions restant au fonctionnement (-1,4% par rapport à 2010).
ENCADRE
Au détour d'une discusssion
Pascal Thierry et Franck Riester iront-ils prendre un verre ?
Si les discussions entre le maire et son opposant, Pascal Thierry (groupe Socialistes et citoyens de gauche), commencent fort, la suite est plus calme. Quoique... Les deux élus se cherchent constamment, à coups de petites provocations. La palme revient toutefois au socialiste. Explications : alors que le conseil examine la demande de subvention auprès de l'Etat au titre du fonds d'intervention pour la sauvegarde de l'artisanat et du commerce, Aude Canale prend la parole pour déplorer « le manque de vie sur la place du Marché ».
« L'attractivité commerciale d'une ville passe par plusieurs éléments, rétorque Franck Riester. A savoir le centre-ville, mais aussi le marché et les commerces périphériques dans les zones d'activités. » Réponse de Pascal Thierry : « M. le maire, ce soir, je vous invite à prendre un verre sur la place du Marché. Si on trouve quelque chose d'ouvert, c'est moi qui vous invite... »
Article rédigé par :
Gaël Arcuset